Le Terrorisme en Afrique de l'Ouest : Anatomie d'une Menace, Mécanismes de Financement et Réponses LBC/FT Dans la conscience du Terrorisme.
7 mai 2026
L'Arique de l'Ouest est aujourd'hui l'une des régions du monde où la menace terroriste connaît la croissance la plus rapide. Depuis le début des années 2010, le Sahel est devenu le nouvel épicentre mondial du djihadisme armé, dépassant en intensité des zones historiquement surveillées comme le Moyen-Orient ou l'Asie du Sud-Est.
Pour les professionnels de la conformité et de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), comprendre qui finance, comment, et par quels canaux ces groupes opèrent est une compétence essentielle — pas seulement académique, mais opérationnelle.
- PARTIE 1 — CARTOGRAPHIE DES GROUPES TERRORISTES EN AFRIQUE DE L'OUEST
1.1 Le Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM / JNIM)
Créé en 2017, le Jamâ'at Nusrat al-Islâm wal-Muslimîn (JNIM) est une coalition affiliée à Al-Qaïda qui regroupe plusieurs factions historiques :
- Ansar Dine (Mali)
- AQMI – Al-Qaïda au Maghreb Islamique
- Al-Mourabitoun (fusion de MUJAO et des Signataires par le Sang)
- Katiba Macina (Burkina / Mali)
Zone d'opération principale : Mali, Burkina Faso, Niger, avec une expansion vers le nord du Togo, du Bénin et de la Côte d'Ivoire.
Modèle opérationnel : contrôle territorial progressif, imposition de taxes aux populations, recrutement communautaire dans les zones d'État faible.
1.2 L'État Islamique au Grand Sahara (EIGS / ISGS)
Affilié à Daesh/ISIS, l'EIGS est distinct du JNIM malgré des zones d'opération superposées. Les deux groupes sont en compétition directe pour le contrôle du territoire et des ressources.
Zone d'opération principale : Liptako-Gourma (zone des trois frontières Mali-Burkina-Niger), bassin du lac Tchad.
Particularité : usage massif d'engins explosifs improvisés (IED), attaques à grande échelle contre les forces armées, recrutement parmi les communautés peules marginalisées.
1.3 Boko Haram et ISWAP (Afrique de l'Ouest centrale)
Dans le bassin du lac Tchad, Boko Haram (aujourd'hui fragmenté) et son émanation ISWAP (Islamic State West Africa Province) opèrent entre Nigeria, Niger, Tchad et Cameroun.
Spécificité de financement : kidnapping contre rançon, taxation des pêcheurs et agriculteurs, contrebande transfrontalière.
1.4 Groupes émergents côtiers
Une menace croissante pèse désormais sur les pays côtiers historiquement épargnés :
- PARTIE 2 — MODÈLES DE FINANCEMENT DU TERRORISME
C'est ici que la dimension LBC/FT devient centrale. Le financement du terrorisme en Afrique de l'Ouest repose sur des modèles hybrides, souvent décentralisés, qui défient les systèmes classiques de détection.
2.1 L'auto-financement territorial
Le mécanisme le plus structurant : les groupes lèvent leurs propres ressources sur les territoires qu'ils contrôlent ou influencent.
- Taxation des populations : marchés, routes commerciales, transports — une "TVA terroriste" estimée entre 10 et 30% des transactions dans les zones grises,
- Taxation des mines artisanales : or au Mali et Burkina Faso, exploitation illégale sous contrôle des groupes armés,
- Contrôle du bétail : vol, taxation, revente — économie pastorale massivement exploitée,
- Agriculture : coton, arachide, mil — les groupes prélèvent à la récolte.
⚠️ Signal pour les compliance officers : les flux commerciaux en provenance de zones sous influence terroriste (régions nord du Mali, Burkina, Niger) doivent faire l'objet d'une due diligence géographique renforcée.
2.2 Les Rançons et Kidnappings
Le kidnapping contre rançon reste une source de revenus majeure, particulièrement pour AQMI et le JNIM.
- Cibles : expatriés, fonctionnaires, hommes d'affaires, humanitaires et les citoyens locaux.
- Rançons : entre 500 000 USD et plusieurs millions par otage selon les cas documentés
- Les rançons transitent souvent par des intermédiaires informels, des réseaux hawala ou des passeurs en espèces.
2.3 Le Commerce Illicite Transfrontalier
L'Afrique de l'Ouest dispose de milliers de kilomètres de frontières poreuses. Les groupes terroristes s'insèrent dans des économies informelles préexistantes :
- Contrebande de carburant (Nigeria → pays voisins)
- Trafic de cigarettes (routes sahéliennes historiques)
- Trafic de drogue : cocaïne (route atlantique → Sahel → Méditerranée), cannabis local
- Trafic d'armes : flux post-Libye 2011, armes légères en circulation massive
- Trafic de migrants : les réseaux de passeurs sont parfois liés ou taxés par les groupes armés.
2.4 Les Transferts de Fonds Internationaux
Une partie du financement vient de diasporas radicalisées ou de financeurs étrangers (Gulf States, réseaux djihadistes internationaux) :
- Hawala et systèmes informels : transactions non traçable, basées sur la confiance entre courtiers,
- Participation financières de la part de sympathisants : Généralement de migrants vivant et travaillant légalement ou illégalement dans d'autres pays.
- Mobile Money détourné : comptes multiples, micro-transactions fractionnées sous les seuils de déclaration,
- Associations caritatives écrans : ONG fictives ou détournées utilisées pour faire transiter des fonds,
- Crypto-monnaies : usage encore limité mais croissant, notamment pour les financeurs internationaux.
⚠️ Signal pour les compliance officers : les envois de fonds vers des zones géographiques à risque élevé, via Mobile Money, de manière fractionnée et répétée, constituent un red flag majeur à inclure dans les scénarios de surveillance des transactions.
2.5 Le Détournement de Fonds Publics et d'Aide Humanitaire
Moins visible mais documenté : les groupes armés*interceptent ou détournent une partie de l'aide humanitaire internationale et des fonds publics dans les zones qu'ils contrôlent.
- PARTIE 3 — LES VECTEURS FINANCIERS À SURVEILLER
Pour les institutions financières opérant en Afrique de l'Ouest, voici les vecteurs à intégrer dans les programmes de conformité LBC/FT :
🔴 Risque Très Élevé
- Transactions Mobile Money vers zones nord Mali, nord Burkina, nord Nigeria (Borno)
- Comptes d'associations ou ONG sans activité vérifiable
- Flux cash importants en provenance de marchés frontaliers
- Clients déclarant des activités d'import-export dans les zones à risque sans documentation
🟠 Risque Élevé
- Virements internationaux depuis certains pays du Golfe sans justification économique claire
- Micro-transactions répétées vers une même zone géographique à risque (structuring)
- Comptes de change manuel dans les villes frontalières
- Acteurs du secteur minier artisanal sans traçabilité documentaire
🟡 Risque Modéré
- Clients dans le secteur du transport routier transfrontalier
- Commerçants actifs dans plusieurs pays simultanément sans établissement stable documenté
- PARTIE 4 — LES RÉPONSES PRATIQUES LBC/FT
4.1 Au niveau des institutions financières
Géolocalisation du risque
Intégrer une cartographie dynamique des zones à risque terroriste dans les systèmes de scoring client. Les zones rouges du GAFI, les rapports GIABA et les alertes de la BCEAO doivent alimenter les paramètres de surveillance.
KYC renforcé (EDD)
Pour toute contrepartie liée à :
- Une zone géographique sous influence terroriste
- Un secteur à risque (mining artisanal, change, transfert informel)
- Un profil de transaction atypique (fractionnement, fréquence élevée, montants juste sous seuil)
Scénarios de surveillance spécifiques
Développer des règles de détection dédiées au financement du terrorisme, distinctes des règles de blanchiment classiques — les montants sont souvent plus faibles, la fréquence plus élevée, la géographie plus ciblée.
Formation des équipes
Les chargés de clientèle en zones nord (agences proches des frontières nord ivoiriennes, par exemple) doivent être formés aux signaux faibles du financement du terrorisme.
4.2 Au niveau régional et national
Le rôle de la CENTIF
La Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières de Côte d'Ivoire centralise les Déclarations de Soupçon (DS). La qualité des DS transmises par les institutions financières est déterminante — une DS bien documentée peut alimenter une enquête transfrontalière.
La coopération GIABA
Le GIABA coordonne les échanges de renseignement financier entre les 15 pays membres de la CEDEAO. Les typologies publiées sont une ressource opérationnelle directement exploitable.
La liste consolidée des Nations Unies
Le screening des clients contre les listes de sanctions ONU, UE, OFAC est une obligation légale et un filet de sécurité essentiel. Les groupes JNIM et ISWAP y figurent.
4.3 Les référentiels à appliquer
CE QUE CELA SIGNIFIE POUR LA CÔTE D'IVOIRE
La Côte d'Ivoire n'est plus un pays tampon à l'abri de la menace. Les attaques de Kafolo (2020) et de Tehini (2021) dans le nord du pays ont démontré que la contagion sahélienne est réelle et active.
Pour le secteur financier ivoirien, cela implique trois priorités immédiates :
1. Réviser les évaluations des risques sectoriels en intégrant explicitement le risque de financement du terrorisme dans les zones nord
2. Renforcer la coopération avec la CENTIF via des déclarations de soupçon de meilleure qualité
3. Former et sensibiliser les équipes terrain aux typologies propres à la région
La lutte contre le financement du terrorisme n'est pas l'affaire exclusive des services de renseignement. Elle commence dans les agences bancaires, les bureaux de change et les plateformes Mobile Money.
📌 Sources de référence : GAFI/FATF, GIABA, ACLED, Crisis Group International, UNODC, Rapport d'évaluation mutuelle Côte d'Ivoire, BCEAO circulaires LBC/FT.
Shadow Figures
October 28, 2025
This report was developed to provide the new U.S. Administration and its incoming policymakers a detailed analysis of key trans- national crimes, including drug trafficking, counterfeiting, cyber- crime, human trafficking, illegal logging and mining, illegal fishing, wildlife trafficking, oil theft, small arms trafficking, and cultural property trafficking. This report seeks to update the 2017 Global Financial Integrity (GFI) report on transnational crime, provide new insights to long-term trends, as well as address intelligence gaps in the US Government’s understanding of specific crimes.
- The revenues generated from the ten crimes covered in this report are estimated to range between US$12.30 trillion to US$16.21 trillion annually. Cybercrime is estimated to account for approximately 59% to 75% of the total revenue generated by the ten crimes analyzed in this report.
- This estimate reflects a significant change compared to the 2017 Global Financial Integrity report, which estimated a total between US$1.6 trillion to US$2.2 trillion annually. Note that the earlier study did not include cybercrime in its analysis.
Lever le voile sur les zones d'ombre : le secteur immobilier alimente le blanchiment d'argent en Ouganda
9 janvier 2026
Sa valeur estimée en 2025 dépasse 356 milliards de dollars américains (Statista Uganda), avec une croissance annuelle estimée à 6,95 % entre 2025 et 2029. Le secteur immobilier ougandais présente également des risques de blanchiment d'argent, malgré un cadre législatif et des principes établis. L'Ouganda possède différents régimes fonciers, notamment le régime coutumier, le bail emphytéotique, la pleine propriété et le régime Mailo. Ces systèmes régissent l'acquisition, la propriété, l'utilisation et la cession des terres dans le pays.
Le cadre réglementaire immobilier en Ouganda est régi par plusieurs lois et principes. Le respect de ces lois est essentiel pour toute personne souhaitant acheter, vendre ou développer un bien immobilier en Ouganda. De même, l'Ouganda dispose d'un cadre institutionnel et réglementaire anticorruption complet visant à lutter contre la corruption. Ces initiatives témoignent de l'engagement de l'Ouganda à combattre la corruption dans divers secteurs et institutions.
L'Ouganda dispose d'un cadre législatif pour la lutte contre le blanchiment d'argent, régi par la loi de 2013 sur la lutte contre le blanchiment d'argent, qui vise à interdire et à prévenir le blanchiment d'argent et à établir l'Autorité de renseignement financier.
En Ouganda, la propriété foncière est régie par quatre régimes : la pleine propriété, le droit coutumier, les terres privées Mailo et le bail emphytéotique. Ces régimes sont reconnus par la loi foncière ougandaise de 1998, qui confère des droits de propriété pour différents modes d’occupation des terres. Une transaction foncière réussie en Ouganda comprend plusieurs étapes clés afin de garantir un achat légal et sécurisé.
Le Bureau des services d'enregistrement de l'Ouganda est chargé d'enregistrer toutes les entreprises en Ouganda, mais il n'existe actuellement aucun registre public des bénéficiaires effectifs des biens immobiliers.
Les acteurs qui facilitent les transferts de fonds étrangers dans le secteur immobilier comprennent : les courtiers immobiliers (y compris les avocats) ; les gestionnaires d’installations ; les investisseurs étrangers ; les fonctionnaires et les personnes politiquement exposées ; le personnel de sécurité ; les institutions financières (bureaux de change, agents de paiement mobile, cryptomonnaie, banques) ; les entreprises ; et d’autres encore, notamment les églises et les ONG.
Malgré certains défis existants, l'Ouganda met en œuvre de nombreuses mesures pour lutter contre le blanchiment d'argent, notamment : la modification de la loi sur les sociétés afin d'instaurer des dispositions relatives à la transparence de la propriété effective ; l'adhésion à l'Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) afin d'améliorer la transparence des entreprises, en particulier dans le secteur minier et extractif ; la création d'un système d'information foncière sous l'égide du ministère du Logement, du Développement urbain et du Développement (MLHUD) afin d'améliorer la transparence dans le secteur foncier ; la modification du code de conduite des dirigeants et la création d'un tribunal chargé de vérifier ce code afin d'améliorer la déclaration de patrimoine par les élus ; la synchronisation des données nationales avec le Système national d'identification pour faciliter l'accès à l'information par les autorités publiques telles que l'Autorité fiscale ougandaise (URA), les institutions bancaires, les services de sécurité et les services d'immigration ; l'adoption d'une loi sur l'échange automatique de renseignements (loi de 2023 sur l'échange automatique de renseignements) ; et le renforcement de la mise en œuvre de la loi sur la lutte contre le blanchiment d'argent (AMLA), ce qui devrait améliorer le respect des obligations par les organismes et agences concernés.
L'étude a formulé les recommandations suivantes :
- Améliorer la transparence et l'accès à l'information dans les transactions foncières et immobilières.
- Appuyer les autorités compétentes en Ouganda dans la mise en œuvre de leur mandat
- Promouvoir la conformité dans les systèmes financiers
- Renforcer la coordination entre les États parties en matière de partage d'informations et d'assistance juridique mutuelle
- Mettre en place et appliquer un cadre réglementaire solide, notamment en réglementant les transactions immobilières en espèces.
Comprendre le cas Libra : identifier les signaux d'alerte dans le secteur des cryptoactifs
Par Claudia Marcela Hernández, 2 juillet 2025
Le terme « actifs numériques » est utilisé par certaines juridictions, comme les États-Unis, conformément à la définition de l' article 394 de la loi Genius de 2025. De plus, une nouvelle sous-commission du Congrès (la sous-commission sur les actifs numériques) a été créée afin d'élaborer une législation visant à guider le secteur dans son fonctionnement. Le Salvador a également approuvé la loi sur l'émission d'actifs numériques utilisant ce terme.
D'autres termes ont été intégrés comme équivalents aux actifs numériques, comme « actifs virtuels », initialement introduit par le Groupe d'action financière (GAFI). Ce terme est également utilisé dans une réglementation récemment approuvée en Argentine , ainsi que dans un projet de loi en Colombie. Par ailleurs, d'autres termes, comme « cryptoactifs », ont également été développés par le règlement sur le marché des cryptoactifs (MiCA) de l'Union européenne. Le terme « crypto » a également été utilisé pour désigner tous les termes mentionnés ci-dessus.
En 2025, le marché des cryptomonnaies atteindrait 47,73 milliards de dollars américains, avec une croissance estimée à 69,39 milliards de dollars américains d'ici 2030. L'émission de bitcoins, d'altcoins, de memecoins et de nouveaux jetons devrait donc croître dans les années à venir. Dans ce contexte, il est crucial de définir un cadre juridique clair pour aider les investisseurs à prendre des décisions éclairées concernant les actifs numériques.
Ce document traitera de l'affaire $LIBRA et des enseignements tirés, et fournira une analyse des différents cadres juridiques et l'identification des signaux d'alerte pour prévenir les délits financiers, tels que les escroqueries lors de l'émission de nouveaux jetons. Enfin, des recommandations pour lutter contre les flux financiers illicites dans le secteur seront formulées.
Cartographie des risques de flux financiers illicites tout au long de la chaîne d'approvisionnement de l'exploitation aurifère au Ghana
4 février 2025
Global Financial Integrity (GFI) et le Centre de développement social intégré (ISODEC-Ghana) ont publié un nouveau rapport, intitulé Mapping of Illicit Financial Flows Risks Along the Supply Chain of Gold Mining in Ghana (Cartographie des risques liés aux flux financiers illicites tout au long de la chaîne d'approvisionnement de l'exploitation aurifère au Ghana), qui met en évidence les risques critiques liés aux flux financiers illicites (FFI) dans l'industrie minière du pays. Le rapport met l'accent sur la manière dont les vulnérabilités de la chaîne d'approvisionnement entravent la mobilisation des ressources nationales et menacent l'intégrité et la prospérité future du sous-secteur minier.
L’étude identifie les risques accrus de corruption parmi les fonctionnaires des agences gouvernementales comme l’un des principaux facteurs de flux financiers illicites, les faiblesses systémiques permettant les sorties illicites de ressources. En outre, le rôle des sociétés minières multinationales et de l’exploitation minière informelle, communément appelée « galamsey », dans l’exploitation de cadres réglementaires faibles exacerbe les fuites financières. Ces résultats soulignent le besoin urgent de réformes pour atténuer les pratiques financières illicites au sein du secteur.
Le rapport fournit des recommandations politiques clés pour faire face à ces risques tout au long de la chaîne d’approvisionnement de l’extraction de l’or. Pendant la phase d’extraction, le gouvernement doit mettre en œuvre une surveillance rigoureuse et procéder à des audits fréquents des activités minières tout en intégrant les technologies numériques pour surveiller les processus d’extraction et de production du minerai. L’amélioration de la transparence peut être obtenue par le traitement et le renforcement des procédures de vérification douanière, ainsi que par la mise en œuvre de systèmes de traçabilité comme la technologie blockchain. La collaboration entre les entités régionales au-delà des frontières est essentielle pour lutter contre la contrebande et la sous-déclaration.
Le renforcement des contrôles douaniers et la mise en œuvre de technologies numériques, comme le suivi GPS des expéditions de minerais, peuvent réduire les flux illicites. Les gouvernements doivent harmoniser les contrôles aux frontières et promouvoir l’utilisation des canaux de transport officiels. Au stade de la commercialisation et de la vente, une transparence totale des transactions, y compris la divulgation publique de la propriété effective des sociétés impliquées dans le commerce de l’or, doit être assurée. Des systèmes automatisés de surveillance des transactions sont impératifs pour résoudre les problèmes de sous-évaluation et de fausse facturation. En outre, des mesures de lutte contre la corruption doivent être appliquées et des sanctions sévères doivent être prévues pour les activités illicites du gouvernement.
Ce rapport souligne l'urgence pour les décideurs politiques, les acteurs du secteur et les partenaires internationaux de renforcer les cadres réglementaires et de combler les lacunes qui contribuent aux pertes financières du secteur minier ghanéen. En relevant ces défis, le pays pourra tirer pleinement parti de ses vastes ressources aurifères, améliorant ainsi la croissance économique et favorisant le développement durable.
INDICE MONDIAL DU CRIME ORGANISE 2023
L' Indice mondial de la criminalité organisée est un outil multidimensionnel qui évalue le niveau de criminalité et la résilience au crime organisé dans 193 pays autour de trois piliers clés : les marchés criminels, les acteurs criminels et la résilience. Élaboré sur une période de deux ans, l'Indice s'appuie sur des sources à la fois quantitatives et qualitatives et s'appuie sur plus de 350 évaluations d'experts et d'observatoires régionaux du GI-TOC.
L’objectif de l’Indice est de fournir des informations fondées sur des mesures qui permettraient aux décideurs politiques et aux organismes continentaux et régionaux de hiérarchiser leurs interventions sur la base d’une évaluation holistique des vulnérabilités et de leur donner les moyens de mesurer l’efficacité de leurs réponses pour atténuer l’impact du crime organisé.
En mai 2024, Global Financial Integrity, en collaboration avec la FACT Coalition et l’Anti-Corruption Data Collective, publie un rapport qui identifie 25 cas dans lesquels des fonds illégaux, présumés illicites ou suspects ont été détournés vers des biens commerciaux aux États-Unis au cours des 20 dernières années environ. Avec une valeur totale de biens dépassant 2,6 milliards de dollars, la Californie, la Floride et New York sont parmi les endroits les plus prisés pour ces investissements illégaux, mais les criminels ont caché de l’argent dans une vingtaine d’États différents. Cet argent provenait du monde entier et comprenait des fonds suspects provenant de 14 pays, dont l’Iran, la Corée du Nord, le Kazakhstan, la Russie et le Mexique. Les sources de fonds étaient aussi variées que les types de biens concernés. Des hôtels, des centres commerciaux, des supermarchés, un studio de musique et un centre équestre en plus d’immeubles de bureaux.
Risques de flux financiers illicites liés à la propriété effective dans le secteur minier au Kenya.
Global Financial Integrity (GFI) a le plaisir d'annoncer la publication d'un nouveau rapport intitulé « Risques de flux financiers illicites liés à la propriété effective dans le secteur minier au Kenya ». Le rapport examine le cadre réglementaire et juridique régissant l'industrie minière du Kenya et propose une exploration approfondie des défis et des lacunes dans la mise en œuvre et l'application de la propriété effective dans le pays.
Ajouter un commentaire
Commentaires